Dernière publication : 12 mai 2021. J’ai commencé à travaillé la couleur à l’encre.
(Voir mon projet de roman graphique plus bas)

J’ai traité le sujet sous plusieurs formes avec plusieurs univers de science fiction que ce soit dans les vidéos et dans la bande-dessinée. Il y a de nombreuses références culturelles dans mon travail.
Voici le texte que j’ai rédigé pour compléter mon travail plastique.
La bande-dessinée est une première nouvelle, je voudrais en réaliser d’autres.
Remarque : le choix du support bande-dessinée ne ferme pas mes aspirations. J’aime la bande-dessinée, mais pas que. Si vous allez sur les autres pages de mon site, vous verrez d’autres univers que j’aime travailler.
ÉMOTIONS
Il est alors difficile de nier l’importance de nos émotions, que ce soit au sein de notre développement personnel ou de nos relations avec les autres. Pourtant rares sont ceux qui ont conscience de leurs sensations, sentiments et émotions, et pour cause, c’est finalement un sujet assez peu abordé dans notre société, voire pour certaines émotions, méprisé. Pourtant, elles ne sont que des guides, permettant à notre corps et notre cerveau de nous avertir de la nature de la situation. Elles ont toutes une fonction : alors qu’une émotion désagréable résulte d’un besoin non satisfait, une émotion agréable va quant à elle nous indiquer que nos besoins sont comblés.
Et ce triste constat concernant ce mépris de nos sentiments m’a amenée à me poser des questions, et à me renseigner sur ces éléments si abstraits. Et je peux vous le dire, cette porte que j’ouvrais naïvement en cachait bien d’autres. Ce sujet est tout simplement passionnant et je vous encourage à vous y pencher.
Ainsi j’ai voulu poser ma pierre à cet immense édifice de livre, film, jeux vidéo, BD ( comme life is strange, récemment annoncé, ou bien d’autres dont les émotions ne sont pas une mécanique à part entière mais qui savent exprimer la thématique implicitement au travers de leurs œuvres (c’est à dire la majorité des œuvres que j’adore : Hollow knight en jeu, la série animée Steven univers etc.).
Anxiété, hypersensibilité, jalousie, solitude, confiance en soi, il existe de nombreux de sujets que j’aborde dans mes dessins, que je voulais intégrer dans ce projet. J’ai d’abord voulu créer un prototype de jeu vidéo mais je ne sais pas coder et même si j’ai essayé avec Godos et que j’ai pris du plaisir à tenter cette aventure, je n’avais pas les compétences et le temps de m’y pencher (j’avais réussi à bouger mon bonhomme, le faire sauter et courir, j’étais très contente ! ) Du coup, j’y ai réfléchi. Comment réussir à donner forme à cette ambition naissante ?
Court-métrage
Voici un premier travail de vidéo que j’ai réalisé autour des émotions. Il s’agit d’un court-métrage qui traite de mes recherches sous une forme volontairement anxiogène. C’est une sorte d’introduction à mon projet. J’ai mis l’accent sur les lumières et l’image.
J’ai également réalisé un second court métrage qui met en scène l’idée d’émotion et relation. Il s’agit en fait d’un travail de recherche sur « comment représenter les émotions ».
Il amorce le travail sur la bande-dessinée.
Le choix de la BD comme support
Lorsque j’étais petite, du haut de mes 10 ans, dans l’attente d’un repas ou dans la solitude de ma chambre, j’explorais un nouveau support : la BD. Par nostalgie et parce que j’aime toujours autant ça, je me décide à partir dans cette nouvelle aventure en choisissant de raconter mon histoire autour des émotions avec ce mode de représentation et de narration qu’est la bande-dessinée.
LES PERSONNAGES
Gibson
Gibson est un personnage qui essaie de ne pas s’attacher aux gens, parce que ça lui fait peur. Au début de l’histoire, il n’est pas très sympathique, mais petit à petit, au contact de Grimm, il va changer, apprendre, grandir.
Quand il était plus jeune, il vivait dans l’étage de Pride (l’étage de l’orgueil), un étage où tous sont obsédés par le désir de passer à l’étage supérieur. Cette obsession fait qu’il y a une énorme pression dans cet univers.
Il voulait juste vivre heureux avec son frère mais ce dernier se faisait harceler, et le petit Gibson a essayé de prévenir les autorités, les voisins mais personne n’a agit et son frère a fini par se donner la mort. Gibson pense que l’espèce humaine est coupable d’avoir manqué de l’aider.
Au début de l’histoire, il est avec les individus malfaisants qui contrôlent ses émotions ; à un moment donné, il n’est plus esclave de ce système et retrouve ses émotions avec lesquelles il va devoir apprendre à vivre. Il se découvre hypersensible.
Grimm
Extravagant et parfois étrange (il adore faire des blagues de mauvais goût et porte un grand intérêt à son apparence), il aime jouer de son apparence ridicule pour baisser la garde des riches et les voler. Il cherche à détruire le système en place en tuant Gluttony, pour permettre aux inférieurs (ceux qui viennent des étages les plus bas) de pouvoir vivre mieux et que l’on arrête de leurs voler leurs émotions (= envie).
Il naît bien avant que l’histoire ne débute, au début du système en place. Il a été vendu enfant, au gouvernement car il était hypersensible. Il vivra dans un monde embrigadé et ne s’en sortira que parce qu’un des gardes lui parle et lui enseigne plein de choses. Au lieu de se faire tuer pour comportement décadent, Grimm servira d’expérience à la transgenèse de Gluttony, pour voir si on peut modifier les gènes d’un être humain lorsqu’il n’est pas dans l’embryon. Si au début, Grimm obtient une longévité accrue et des capacités très intéressantes, il est vite décidé de modifier de plus en plus son Adn pour qu’il puisse être capable de métamorphose. Cette expérience fonctionne mais son état empire, et s’il arrive au début à cacher les attributs physiques des animaux que l’on lui injecte, il finit par exploser en un immense monstre, puis parvient à s’enfuir. Cela fait des années qu’il se cache, trop faible pour faire quoi que ce soit. Il apprend à retrouver son apparence humaine et noie ses émotions négatives en lui pour ne pas se retransformer en monstre.
Il doit alors apprendre à exprimer ces émotions, même les négatives. (Besoin).
L’UNIVERS, le décor
Laissez-moi vous présenter ce monde dystopique. La société est basée sur une nouvelle technologie qui a pour but de prendre les émotions d’un individu pour les donner à un autre. Les habitants de cet univers doivent s’habituer à ce nouveau système qui est présent seulement depuis quelques années. Ainsi, les émotions deviendraient une nouvelle monnaie, qui accompagnerait le dollar, chaque action considérée comme bonne par la société est récompensée par des émotions tandis que celles perçues comme néfastes sont punies de leur retrait. Les hommes ne répondent alors plus à leurs besoins car les émotions ne sont plus vraiment les leurs. Cette technologie amène le lecteur à se poser des questions sur l’importance de ces émotions, en lui proposant une vision d’un monde où l’on perturbe le fonctionnement des émotions, en lui montrant les conséquences d’un tel système.
Il n’est pas rare dans les univers cyberpunk que les auteurs abordent le sujet de la hiérarchisation et de la catégorisation de notre société au travers de leurs dystopies. C’est pourquoi, affectionnant beaucoup ce genre de question sociale, j’ai voulu créer une société dans laquelle cette hiérarchisation soit clairement visible et explicite.
Dans ce monde dystopique, les émissions de gaz à effet de serre produites par l’homme ont détruit une majorité de la couche d’ozone, permettant au rayons UV de parvenir en quantité massive sur le sol terrestre et détruisant l’ADN de tous ceux qui entrent en contact avec le soleil. Pour survivre, l’homme a alors créé une sorte de silo, le protégeant des rayons du soleil. Il sont alors aidés par les péchés capitaux qui refont subitement surface et décident de séparer le pouvoir en 7, laissant ainsi chaque étage sous la juridiction d’un d’entre eux. Une hiérarchie se met alors en place, plaçant les plus forts aux étages supérieurs.
Cette structure en étage est parfaite pour la création de nouvelles, une par étage.
L’intelligence est la marque de prestige de cet univers, ainsi ceux qui prouvent leurs valeurs peuvent monter, au contraire ceux qui sont jugés nuisibles ou incompétents finissent inévitablement par descendre. Cette distinction des populations se transcrit aussi physiquement, les habitants des étages inférieurs possèdent presque tous des prothèses cybernétiques. Cette particularité s’appelle le transhumanisme, caractéristique du cyberpunk, J’ai quand même rajouté une simple nuance à cette notion en apportant à ces prothèses robotisées, des caractéristiques animales comme des queues de scorpions, des yeux de faucon ou encore des carapaces de tortue. L’humain est ainsi de moins en moins naturel tout en se rapprochant de plus en plus des attributs bestiaux. Les étages supérieurs reposent quant à eux en plus sur la transgénèse, méthode visant à intégrer des gènes au génome d’un individu. Cette transgénèse est caractéristique du bio punk, un autre sous-genre de la science-fiction et sera une nouvelle fois basée sur les attributs animaux.
Ainsi, il ne serait pas rare de croiser des individus avec des oreilles de lynx et des bras robotisés d’araignée, des jambes de jaguars et des yeux mécaniques de faucons ou encore des griffes de lion combinés avec des queues électriques de renard, mélangeant ainsi esthétique et utilité.
Enfin, les derniers étages présentent toujours cette transgenèse animale. Cependant, ils ont la chance de garder les caractéristiques animales tout en les rendant invisibles : il y a ainsi un culte du corps humain. De plus, ils ont accès à des génomes avec plus de valeurs, ceux de bactéries ou d’animaux aux attributs plus inhabituels, comme celui de la méduse qui lui permet d’être immortelle. C’est sûrement cette évolution de l’être humain qui a accéléré l’attrait de l’intelligence, car on ne peut modifier le cerveau humain que par entraînement et bien plus difficilement par transgénèse.
Chaque étage pourra aborder une thématique : par exemple, celui de Pride est basé sur une obsession de passer aux étages supérieurs. Cette obsession peut amener à des dépressions, des burn-out qui obligent ceux qui en sont victime à passer, contrairement à leur volonté initiale, aux étages inférieurs. J’aimerais que cette obsession permette au lecteur de se poser des questions sur la réussite, son but, et ce que l’obsession peut avoir comme conséquence à terme.
Tous les péchés capitaux ont une relation avec les autres : par exemple, dans l’ étage de Gluttony, les habitants sont très stricts, très intelligents et très riches. Mais cette vie idyllique cache elle aussi une part plus sombre : le corps humain des étages inférieurs devient une gastronomie précieuse. Ils obtiennent de la viande humaine grâce au pacte qu’ils ont conclu avec Luxure. En effet, pour éviter que ces habitants subissent l’extraction abusive des émotions, Lust a conclu un pacte avec Gluttony, échangeant de la viande humaine contre l’assurance d’épargner les habitants d’une extraction abusive. Cette envie des étages supérieurs de se délecter d’une nouvelle forme de nourriture, explique en partie l’importance du transhumanisme en bas. Pour leur part organique donnée, ils reçoivent des émotions et de l’argent. Gluttony est ainsi maîtresse de cet étage, créatrice de système technologique « émotions », addict aux émotions des autres. Gluttony représente l’aristocratie, la hiérarchie et le contrôle
Des planches de recherches





Ma bande-dessinée
Les premières planches (mon projet n’est pas encore terminé)









